Entreprises en difficultée : la première application par la Cour de Cassation de la loi de sauvegarde des entreprises

Par un arrêt du 29 novembre 2005, la Cour de cassation a tranché en faveur de l’application immédiate des mesures plus douces en termes de sanction personnelle.

Sous le régime antérieur, aucun maximum n’était prévu pour la faillite

personnelle ou l’interdiction de gérer. La loi ne fixait qu’un minimum de

cinq ans. Le Tribunal déterminait donc la durée des interdictions et

déchéances, en tenant compte de ce minimum.

Le nouveau régime supprime le plancher légal, de telle sorte que les

sanctions pourront durer moins de cinq ans.

En revanche, quelle que soit la gravité des faits qu’elle sanctionne, la

faillite personnelle ou l’interdiction de gérer ne pourra se prolonger

au-delà de quinze ans.

Il en résulte de manière pragmatique que, et c’est ce que confirme la Cour de cassation, à la date du 27 juillet 2005, date de publication de la loi, les mesures de faillite personnelle et d’interdiction de gérer d’une durée supérieure à quinze ans tombent, ce qui vaut pour toutes les sanctions prononcées plus de quinze ans auparavant par une décision statuant sur des sanctions.

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnDocument?base=CASS&nod=CXCXAX2005X11X04X00179X072

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