droit social : obligation de remplacement définitif du salarié malade

L'employeur amené à pourvoir au remplacement définitif d’un salarié malade, dont l’absence prolongée et répétée perturbe le fonctionnement de l’entreprise, doit conclure un contrat à durée indéterminée.

La Cour de cassation précise que la durée travaillée par le remplaçant ne peut être inférieure à celle qui était accomplie par le salarié malade, faute de quoi le remplacement n’est pas considéré comme définitif.

Cass. Soc., 6 février 2008, n°06-44389 :

http://legifrance.com/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000018097183&fastReqId=337775116&fastPos=1

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Egalité de traitement des salaires

La Cour de cassation a récemment rappelé ce principe dans le cadre de la distribution des titres-restaurant. Un employeur ne peut pas réserver les titres-restaurant aux seuls salariés non cadres de l’entreprise sauf s’il est en mesure de justifier sa décision par des raisons objectives et matériellement vérifiables. Cass. Soc., 20 février 2008, n°05-45601 : http://legifrance.com/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000018166625&fastReqId=1503676955&fastPos=1 Dans Droit social | Commentaires (0) | TrackBacks (0)

les limites de la diffusion sur internet d'informations sur l'entreprise par un syndicat

La Cour de cassation s’est prononcée pour la première fois sur les limites du droit d’expression des syndicats en matière de publication Internet. Elle a ainsi considéré que la publication d’information sur Internet par les syndicats ne devait pas porter atteinte aux droits d’autrui et violer les règles légales de confidentialité concernant les entreprises. Cass. Soc, 5 mars 2008, n°06-18907 :

http://legifrance.com/affichJuriJudi.do?oldAction=rechJuriJudi&idTexte=JURITEXT000018234029&fastReqId=2071226799&fastPos=1

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droit public : quand les frais irrépétibles ne sont pas dus par la personne publique

Alors que la défenderesse, collectivité publique, avait réglé sa créance à la requérante avant le dépôt de son recours, que l’identification de ce paiement ne posait pas de difficultés particulières et que la requérante avait attendu trois mois pour se désister, le Juge des référés avait condamné la Commune à lui verser la somme de 700 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du Code de justice administrative.

Par ordonnance du 25 avril 2008, considérant qu’en raison de ces circonstances, il ne serait pas équitable de laisser la Commune assumer la charge des frais irrépétibles, le Juge des référés près la Cour administrative d’appel de Paris a annulé cette décision et a condamné du même coup, la requérante à supporter lesdits frais.


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Droit social : promulgation de la loi n° 2008-596 portant modernisation du marché du travail

Cette loi modifie des dispositions essentielles de la relation de travail. 1. La période d'essai est déterminée par un maximum : - pour les ouvriers et les employés, deux mois ; - pour les agents de maîtrise et les techniciens, trois mois ; - pour les cadres, quatre mois. Elle peut être renouvelée dans certaines conditions pour atteindre une durée maximale : - de quatre mois pour les ouvriers et employés ; - de six mois pour les agents de maîtrise et techniciens ; - de huit mois pour les cadres. La loi fixe un délai de prévenance en cas de rupture de la période d'essai : - pour l'employeur : 24 heures en-deçà de huit jours de présence ; 48 heures entre huit jours et un mois de présence ; 2 semaines après un mois de présence ; 1 mois après trois mois de présence. - pour le salarié : 48 heures. Ce délai est ramené à vingt-quatre heures si la durée de présence du salarié dans l'entreprise est inférieure à huit jours. 2. Le licenciement : L'indemnité de licenciement est désormais versée au salarié bénéficiant d'un an d'ancienneté (au lieu de deux auparavant). 3. Le solde de tout compte : L'article 1234-20 prévoit désormais ceci : « Le solde de tout compte, établi par l'employeur et dont le salarié lui donne reçu, fait l'inventaire des sommes versées au salarié lors de la rupture du contrat de travail. Le reçu pour solde de tout compte peut être dénoncé dans les six mois qui suivent sa signature, délai au-delà duquel il devient libératoire pour l'employeur pour les sommes qui y sont mentionnées ». L'ancien article L 122-17 précisait que "Lorsqu'un reçu pour solde de tout compte est délivré et signé par le salarié à l'employeur à l'occasion de la résiliation ou de l'expiration de son contrat, il n'a que la valeur d'un simple reçu des sommes qui y figurent". 4. La rupture conventionnelle : Article L.1237-11 : L’employeur et le salarié, même protégé, peuvent convenir des conditions de la rupture du contrat de travail. Article L.1237-12 : Les parties conviennent du principe d’une rupture conventionnelle et de ses modalités lors d’un entretien au minimum avec la possibilité pour le salarié de se faire assister par une personne de son choix – membre du CE, DP, DS ou tout autre salarié de l'entreprise - ou par un conseiller du salarié dans les entreprises dépourvues de représentant du personnel. Cette possibilité d'assistance est également ouverte à l'employeur quand le salarié en fait lui-même usage sous réserve d’en informer l’autre partie. L’article L.1237-13 prévoit que le montant minimum de l’indemnité ne peut être inférieur au montant de l’indemnité légale. Le salarié bénéficie d’un droit de rétractation de 15 jours à compter de la date de signature. A l'issue de ce délai de rétractation, la convention de rupture est transmise à l’autorité administrative qui dispose également d’un délai de 15 jours pour homologuer cet accord, son silence valant acceptation. La rupture conventionnelle fait l’objet d’un formulaire-type. Tout litige relatif à la convention, à l’homologation ou à son refus relève de la compétence du Conseil de prud’hommes et doit être formé dans un délai de 12 mois à compter de la date d’homologation sous peine d’irrecevabilité. 5. CDD pour réalisation d'un objectif défini : création de ce CDD d'une durée minimale de 18 mois et maximale de 36 mois pour le recrutement d'ingénieurs et de cadres, au sens des conventions collectives. 6. Les contrats nouvelles embauches en cours à la date de publication de la loi sont requalifiés en contrats à durée indéterminée de droit commun, dont la période d’essai est fixée par voie conventionnelle ou, à défaut, à l’article L. 1221-19 du Code du travail. Dans Droit social | Commentaires (0) | TrackBacks (0)

Droit public : une délégation de paiement ne constitue pas un contrat administratif

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Pour être qualifié d’administratif, encore faut-il qu’un contrat auquel participe la personne publique :

- associe le cocontractant privé à l’exécution d’une mission de service public,

- et contienne des clauses exorbitantes du droit commun.

Or, l’« accord de délégation de paiement » conclu entre le titulaire d’un marché public de travaux, une entreprise de location de matériel et le maître d’ouvrage public ne répond à aucun de ces critères et ne constitue que l’accessoire du contrat de droit privé portant sur la location de matériels.

De sorte que le Juge des référés près le Tribunal administratif de MELUN a, par ordonnance du 2 mai 2008, considéré que la demande indemnitaire formulée par l’entreprise de location devait être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître

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fusions-acquisitions/ capital-investissement : les associés d'IRM Agency ont cédé à l'agence de publicité Grenade 41% de leurs titres

Les associés de la société IRM Agency, spécialisée dans le conseil en management des relations interactives, ont cédé à l'agence de

publicité Grenade 41 % de leurs titres.

La SCP WOOG SARI FREVILLE est intervenue en qualité de conseil des cédants.

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fusions-acquisitions/ capital-investissement : Schmit Chrétien Schihin rachète Lerner International

Le cabinet de conseil en propriété industrielle Schmit Chrétien

Schihin a fait l'acquisition de la société LERNER INTERNATIONAL.La SCP WOOG SARI FREVILLE est intervenue en qualité de conseil de l’acquéreur.

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droit bancaire / voies d'exécution : la circonstance que les fonds soient déposés dans une succursale étrangère de la banque est sans incidence sur l'effet d'attribution au profit du créancier

La Cour de cassation s’est déjà par le passé prononcée sur l’étendue de l’obligation déclarative de la banque tiers saisie au regard des avoirs du débiteur saisi localisés dans une succursale étrangère, estimant que l’établissement de crédit était tenu de les déclarer (Cass. com., 30 janvier 2002, n° 99-21.278).

Le principe de territorialité des mesures d’exécution n’était donc pas opposable au créancier saisissant par la banque. Restait à savoir si cette inopposabilité se limitait à l’obligation déclarative du tiers saisi, ou s’étendait également à l’appréhension même des fonds situés à l’étranger.

Par un arrêt du 14 février 2008, la deuxième Chambre de la Cour de cassation décide que le créancier saisissant doit pouvoir appréhender les fonds de son débiteur localisés dans la succursale étrangère de la banque tiers saisie, dès lors que cette dernière, dont le siège social est situé en France, est seule dépositaire des fonds et tenue en cette qualité à restitution envers son client.

Téléchargement cass.com 2e civ, 14-02-2008.pdf

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fusions-acquisitions/ capital-investissement : levée de fonds France Eoliennes

En février 2008, la société France éoliennes, spécialisée dans la commercialisation de micro-éoliennes, a levé 2 millions d’euros auprès du FCPI Générations Futures, géré par Oddo Asset Management.

La SCP WOOG SARI FREVILLE est intervenue en qualité de conseil de la société France éoliennes.

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droit public - droit social : les lettres d'observations de l'inspection du travail à un employeur sont communicalbes, même en prévision d'un contentieux

Dans un avis du 17 avril 2008 (CADA, Avis n°20081548, 17 avril 2008, DDTEFP de la Charente-Maritime), la Commission d’accès aux documents administratifs a conclu à la communicabilité, à un ancien salarié, des lettres qui avaient été adressées par l’inspection du travail à la suite du contrôle réalisé par celle-ci chez l’employeur.

L’administration, pour fonder son refus, avait invoqué le principe d’impartialité et la circonstance que ces documents pouvaient avoir une incidence en faveur d’une des parties dans le cadre d’une procédure prud’homale en cours.

La CADA infirme cette analyse en rappelant qu’une telle précaution ne s’applique qu’aux documents contenant un jugement de valeur sur des personnes physiques nommément désignées et, ce faisant, de nature à leur nuire.

Cet avis va dans le sens d’un accroissement des droits du salarié, face à son employeur, en matière d’administration de la preuve.

Il renforce également la distinction entre les documents administratifs, librement communicables à tout intéressé, et les documents judiciaires (tels que le procès verbal établi par l’inspection du travail) auxquels les tiers ne peuvent avoir accès, en vertu du principe du secret de l’instruction.

Téléchargement cada_avis_20080417.pdf

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propriété intellectuelle : rayonnement géographique de la marque notoire

Par un arrêt du 22 novembre 2007, la Cour de justice des Communautés européennes a consacré une interprétation restrictive du cadre géographique de la marque notoire.

« l’article 4, paragraphe 2, sous d), de la directive doit être interprété en ce sens que la marque antérieure doit être notoirement connue sur tout le territoire de l’État membre de l’enregistrement ou sur une partie substantielle de celui-ci ».

(CJCE, 22 novembre 2007, Alfredo Nieto NUNO contre Leonci Monlleó Franquet, http://curia.europa.eu/jurisp/cgi-bin/form.pl?lang=fr&newform=newform&Submit=Rechercher&alljur=alljur&jurcdj=jurcdj&jurtpi=jurtpi&jurtfp=jurtfp&alldocrec=alldocrec&docj=docj&docor=docor&docop=docop&docav=docav&docsom=docsom&docinf=docinf&alldocnorec=alldocnorec&docnoj=docnoj&docnoor=docnoor&typeord=ALLTYP&allcommjo=allcommjo&affint=affint&affclose=affclose&numaff=&ddatefs=22&mdatefs=11&ydatefs=2007&ddatefe=&mdatefe=&ydatefe=&nomusuel=&domaine=&mots=Fincas+Tarragona&resmax=100)

La CJCE a ainsi refusé de retenir une étendue géographique locale de

la notoriété. En d’autres termes, une marque ne peut accéder au statut de marque notoire que si elle est connue sur l’ensemble du territoire national ou sur une partie substantielle de celui-ci, ce qui exclut un rayonnement spatial restreint de la marque, tel une ville.

Se pose néanmoins dans cet arrêt le problème de l’interprétation de la notion de « partie substantielle du territoire national » qui n’a pas été définie par la CJCE, ce qui suscite de nombreuses interrogations.

Quant à la portée de l’arrêt, la solution qu’il énonce s’impose en vertu du droit communautaire au juge français qui devra, en conséquence, adapter sa jurisprudence actuelle, qui a en effet déjà admis le caractère notoire d’une marque connue sur une zone géographique limitée.

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droit public : la protection conférée par l'administration à son fonctionnaire constitue un acte créateur de droits

Aux termes d’un arrêt du 14 mars 2008, le Conseil d’Etat a considéré que la décision par laquelle une personne publique octroie le bénéfice de sa protection à l’un de ses fonctionnaires, crée des droits au profit de l’intéressé.

Partant, l’autorité administrative n’est pas en mesure d’assortir une telle décision d’une condition suspensive ou résolutoire.

En pratique, lorsqu’elle accorde sa protection, l’administration ne peut donc :

-       mettre fin à celle-ci pour l’avenir que si elle constate postérieurement, sous le contrôle du juge, l’existence d’une faute personnelle ;

-       retirer celle-ci plus de quatre mois après la signature de cet acte, sauf en cas de fraude.

Cet arrêt, rendu au bénéfice d’un militaire, est sans doute applicable à l’ensemble des fonctionnaires placés dans une situation identique.

http://www.conseil-etat.fr/ce/jurispd/index_ac_ld0803.shtml

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droit public : principe et montant d'une provision allouée en réparation d'un dommage hospitalier

Par une décision du 18 mars 2008, le Juge des référés près la Cour administrative d’appel de Versailles a rappelé qu’en l’absence d’élément de nature à écarter les constatations expertales, l’existence d’une obligation à charge du service public hospitalier n’est pas sérieusement contestable, alors même que la première hospitalisation de la victime aurait été consécutive à un accident du travail.

En outre, il confirme que le montant de la provision octroyée au requérant n’a pas à tenir compte des sommes éventuellement versées par la caisse primaire d’assurance maladie, dès lors que celle-ci est en mesure de faire valoir ses droits devant le Juge du fond.

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Contentieux commercial : le non-respect des délais de paiement entre entreprises sanctionné pénalement

Alors que la loi pour le développement de la concurrence au service des consommateurs du 3 janvier 2008 a dépénalisé la non-communication des CGV, elle a toutefois édicté une nouvelle sanction pénale aux termes de l’article L. 441-6 du Code de commerce : le non-respect notamment les délais de paiement prévus par les dispositions de ce même article entraîne le paiement d’une amende de 15.000 euros.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000018047921&cidTexte=LEGITEXT000005634379&dateTexte=20080212&fastPos=1&fastReqId=508649953&oldAction=rechCodeArticle

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